Education/Réduction des grossesses en milieu scolaire

LA COSI Bénin œuvre pour l’introduction de l’éducation à la santé sexuelle dans le système éducatif

Désormais engagée sur bien  d’enjeux au niveau national afin de donner pleinement un contenu à sa fonction sociale, la COSI Bénin s’est impliquée dans le long et difficile processus d’introduction de l’éducation à la sexualité dans le système éducatif national. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du « Plan accéléré de Promotion des Droits en Santé sexuelle et reproductive des Jeunes et Adolescents en milieu scolaire »

mis en œuvre avec l’Association Béninoise pour le Markéting Social (ABMS) et l’Association Béninoise pour le Promotion de la Famille (ABPF) et financé par l’Ambassade des Pays Bas. Une série d’activités ont été mises en œuvre à cet effet qui concourent vers cet objectif..

Le projet d’introduction de l’éducation à la sexualité dans les programmes et curricula de notre système éducatif est une des questions essentielles sur lesquelles la COSI Bénin fait jouer son leadership. Il a pour finalité d’inverser la tendance globale des chiffres et statistiques touchant à la scolarité des jeunes filles dans nos lycées et collèges : la prévalence des IST est de 1,6% chez les jeunes du second cycle des établissements secondaires, et une prévalence du VIH/Sida estimée à 2% ; le taux des grossesses non désirées et des complications liées aux avortements provoqués est de 9% alors que la prévalence contraceptive en deçà de la moyenne nationale (8%) est estimée à 5,4%. Aussi, la prévalence de la mortalité maternelle est de 20% au niveau des adolescents et jeunes. Pour ce faire, et dans le cadre du Projet sus dessus cité, (« Plan accéléré de Promotion des Droits en Santé sexuelle et reproductive des Jeunes et Adolescents en milieu scolaire ), la COSI Bénin a mené dans un premier temps, une série d’actions de sensibilisation, plaidoyer et lobbying en direction des acteurs de l’école (responsables des CEG, parents d’élèves, élèves, leaders religieux, …) avec l’ABMS à Kandi, Tchaourou, Allada, avec l’ABPF à Dogbo, Lokossa, Cotonou (Akpakpa Centre). Ces actions en direction des CEG ont permis de mettre en place des comités sectoriels composés de chacun de ces acteurs (responsables, parents d’élèves, élèves) et de renforcer les capacités d’accueil des infirmeries desdits collèges en les dotant de consommables pour la prise en charge des élèves.

Dans un second temps, la COSI Bénin a initié des actions de plaidoyer et lobbying en direction des Inspecteurs pédagogiques dans le but de les sensibiliser pour leur implication pour l’insertion dans les programmes de l’éducation à la sexualité. Ainsi, 09 avril 2015 s’est tenue dans la salle de réunion de l’Inspection pédagogique du ministère de l’Enseignement secondaire, une séance de plaidoyer en direction des Inspecteurs pédagogiques. Initiée par la COSI Bénin, elle a réuni une vingtaine de personnes dont 14 Inspecteurs pédagogiques de l’Enseignement secondaire général, spécialisés en Français et en Sciences de la Vie et de la Terre. Parmi ces Inspecteurs, il faut noter la présence effective de l’Inspecteur Général Pédagogique du Ministère M. Wilfried DJENONTIN et de son Adjoint M. ABATTAN Ibitobi Victorin. La séance du plaidoyer a été co-animée par la délégation de la COSI Bénin (composée de Noel CHADARE, Secrétaire Général, Calixte ADIYETON, Chargé de programme et Pierre GNITON, Secrétaire chargé de l’Education ouvrière) et l’équipe de l’ABPF (composée de Dr Serge KITIHOUN, Directeur des Programmes ABPF, Mme DAGBA Brigitte, Responsable Service Jeunes et Armande BOSSOU, Chargée de programme ABPF).

Au terme des discussions, il est ressorti un consensus sur ce qui suit :

•          Ce qui se fait actuellement en matière d’éducation sexuelle n’est pas suffisant. L’enseignement du chapitre sur la reproduction qui se fait actuellement n’est pas efficace. Il faut revoir les programmes, ce plaidoyer et vraiment bienvenu (dixit l’IPGM) et il faut profiter du processus de relecture de l’Approche par compétence(APC),

•          Il faut étendre l’éducation sexuelle et reproductive aux classes de 6ème, 5ème et 4ème,

•          Il serait difficile d’envisager l’introduction d’une discipline nouvelle avec d’autres masses horaires,

•          Il faut utiliser l’approche qui consiste à faire des SVT une discipline focale,

•          Il faut adopter une approche systémique qui offre la possibilité d’aborder l’éducation sexuelle de façon transversale dans les autres disciplines autres que les SVT afin de toucher tous les enfants. A cet effet, en industrie par exemple, l’éducation sexuelle peut être enseignée par le biais de la discipline appelée « Hygiène ».

•          La présente séance de plaidoyer a été originale en ce que, comparativement à ce qu’on a vu jusqu’ici, elle induit la réflexion aux fins d’interagir sur les programmes d’enseignement et d’étendre également l’éducation sexuelle aux classes de 6ème, 5ème et 4ème.

Insertion de l’éducation à la sexualité dans le système éducatif : des progrès sensibles

L’Intégration de façon officielle de l’éducation à la santé sexuelle intégrée dans l’enseignement en lui accordant une masse horaire et en élaborant des supports conséquents constitue une préoccupation croissante. Les responsables nationaux doivent s’engager pour son développement en mettant en place un programme d’études au profit des enfants, adolescents et des jeunes et un programme de formation et de recyclage des formateurs à tous les niveaux dans ce domaine particulier d’éducation ( phase 2) . À cet effet, le MEMP, le MESFTPRIJ et le MESRS mettront cette préoccupation au centre de la planification du secteur. Cette entreprise ne dépend pas seulement de l’offre d’éducation que les ministères en charge de l’éducation pourront garantir, mais des efforts que chaque secteur ministériel pourra consentir. C’est pourquoi l’éducation à la santé sexuelle doit être considérée comme une priorité nationale, à laquelle tous les secteurs ministériels doivent s’atteler.

Mais l’engagement de l’État seul ne saurait suffire. La réalisation effective de l’éducation à la santé sexuelle nécessite la participation de tous les acteurs institutionnels (État, administrations centrales et locales), mais aussi des organisations gouvernementales, des communautés et des partenaires au développement pour travailler d’une façon coordonnée à la mise en œuvre de ce projet. Il s’agit de réaliser un nouveau partenariat pour l’éducation.

La COSI Bénin est un acteur important de ce partenariat qui a conduit, grâce à l’ONG APESSA un processus de consultation nationale ayant débouché sur les recommandations ci-après

 L’Éducation Civique et Morale devrait de nouveau être intégrée dans les disciplines enseignées ;

 Formation des parents autour de l’éducation à la santé sexuelle intégrée et mettre à la disposition des parents le manuel qui sera conçu à cet effet ;

 Précision du niveau minimal d’introduction de l’éducation à la santé sexuelle intégrée au cours primaire ;

 Fonctionnement des deux comités à préciser

 Le groupe propose :

 Président comité de pilotage : DC/MESFTPRIJ

 Président comité technique : DPS/MESFTPRIJ

 Prévoir des outils appropriés ou des supports illustratifs à utiliser lors de l’enseignement

 Autre point : organiser des causeries éducatives dans les établissements scolaires et universitaires avec les apprenants et avec leurs parents. Cette action sera portée aussi bien par les acteurs privés (OSC) que par les publics (enseignants)

 institutionnaliser le cadre de réalisation de ces actions dans les établissements scolaires et universitaires

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